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Avr.

Conférence sur l’histoire tumultueuse de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert par Arnaud Fischer à Vandoeuvre-les-Nancy



Dates et horaires

Le mercredi 5 avril 2017
Consulter notre site internet ou le programme pour les horaires détaillés


L'événement

Conférence

L’année 2017 marquant le tricentenaire de la naissance de d’Alembert, Arnaud Fischer vous convie àune conférence autour de l’histoire mouvementée de l’Encyclopédie, qu’il a co-dirigée avec Diderot.

Mercredi 5 avril prochains à 20h, dans l’amphithéâtre n°8 du bâtiment du deuxième cycle du campus Sciences et Technologies de Vandœuvre-lès-Nancy.

L’entrée sera gratuite dans la limite des places disponibles. En raison du plan Vigipirate – qui nous obligera à fermer les portes des bâtiments du campus une fois la conférence commencée –, l’inscription est obligatoire par simple réponse à ce message à l’adresse “>“.

L’affiche de ce programme est accessible via le lien suivant : http://ticri.univ-lorraine.fr/wicri.pool/images//f/fe/Affiche_et_resume_conference_Encyclopedie_2017.jpg

À toutes fins utiles, voici le résumé de notre soirée : “Œuvre phare des Lumières, la plus grande entreprise éditoriale depuis la mise au point de l’imprimerie par Gutenberg a connu de palpitants rebondissements. Associée aux grands noms de son époque, prise dans la tourmente de la guerre de Sept Ans et des luttes opposant pouvoir royal, Parlement et Église de Rome, témoin de l’essoufflement du règne de Louis XV et des grandes affaires pour lesquelles Voltaire a aiguisé sa plume, confrontée à de redoutables adversaires dont l’acharnement n’a eu d’égal que la persévérance de Diderot à coordonner un projet collégial impliquant plus de cent quarante rédacteurs, l’Encyclopédie a hérité d’une volonté, affirmée dès le ministère de Colbert, de promouvoir les manufactures françaises et de permettre à une culture basée sur l’érudition d’accorder la place qu’il méritait au savoir technique. Dans une France en plein essor intellectuel, les libraires parisiens, en quête de profits, ont saisi leur chance en lançant la traduction d’un dictionnaire anglais – la Cyclopædia de Chambers –, censée être achevée en quatre ans. Force est de constater que les philosophes en ont décidé autrement… Sans cesse étoffé, le projet a rapidement eu pour objectif de «changer la façon commune de penser », ciblant toutes les conventions de la science, de la politique et des arts, détrônant le culte pour installer l’homme au centre de l’Univers. Le tricentenaire de la naissance de d’Alembert nous offre l’opportunité de redécouvrir le processus de fabrication d’un livre au XVIIIe siècle, a fortiori lorsqu’il s’agit de l’un des trente-cinq volumes dont la parution a requis les compétences de mille ouvriers durant vingt-cinq ans. Bien plus encore, il nous invite à revivre, aux côtés de personnalités marquantes aux parcours étonnants, un bras de fer permanent ponctué de condamnations, d’interdictions et de confiscations, mais également d’interventions providentielles – dont celles de Malesherbes ou de la marquise de Pompadour. Comment, alors, ne pas, avec Voltaire, saluer un travail « immense et immortel », que Frédéric II de Prusse ou Catherine II de Russie auraient rêvé d’abriter sur leurs terres, et que l’on a soupçonné d’avoir rapporté à ses éditeurs davantage que le commerce de la France avec les Indes ? Dans le fracas des presses reproduisant plus de soixante-dix mille articles et plus de deux mille somptueuses planches gravées qui, aujourd’hui encore, constituent un authentique monument visuel, retour sur une aventure infernale, ballottée entre rage et découragement.”

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